ArgentineRécit vécu

Mon premier voyage en Argentine : l’arrivée à Ezeiza avec un PVT

Pour mon premier grand voyage, je suis parti un an en Argentine avec un PVT. De la préparation à l’arrivée à l’aéroport international d’Ezeiza, voici mes premiers souvenirs de Buenos Aires.

Niveau d’expérienceInstallation : départ en 2015 pour un PVT d’un an

Je raconte ici ma préparation et mes premières heures à Buenos Aires lors de mon premier séjour en Argentine, commencé en 2015. Les transports, les règles du PVT et les conditions locales peuvent évoluer.

En bref

Pour mon premier grand voyage, je suis parti vivre un an en Argentine en 2015 avec un ami et un permis vacances-travail. J’avais économisé grâce à un travail alimentaire et commencé à apprendre l’espagnol à la bibliothèque. Notre arrivée à l’aéroport international d’Ezeiza, qui dessert Buenos Aires, puis le trajet vers la ville et les premiers trottoirs d’Almagro m’ont immédiatement plongé dans un endroit que je ne connaissais pas encore.

  • La préparation : mettre de l’argent de côté, obtenir le PVT et apprendre les bases de l’espagnol
  • L’arrivée : ne pas se précipiter face aux nombreuses offres de transport à Ezeiza
  • Le trajet : l’aéroport se trouve à environ 32 kilomètres du centre ; comptez autour de 50 minutes au minimum et davantage selon la circulation
  • Le premier point de chute : une auberge tenue par un Français dans le secteur d’Almagro, près d’Abasto Shopping

Quelques mois avant de partir en 2015, j’avais pris un travail alimentaire pour réunir l’argent nécessaire. Je préparais le premier grand voyage de ma vie : la première fois que j’allais aussi loin et pour aussi longtemps.

Avec un ami, nous avions décidé de passer un an en Argentine grâce à un permis vacances-travail, le PVT. Je ne savais pas encore que ce départ serait le début d’une relation durable avec le pays, où je reviendrais régulièrement et où je vivrais de nouveau plusieurs mois.

Préparer un an en Argentine et apprendre les bases de l’espagnol

Avant le départ, j’allais à la bibliothèque pour étudier l’espagnol. J’apprenais les bases avec une méthode Assimil. Je ne parlais évidemment pas encore couramment, mais cette préparation me permettait au moins d’arriver avec quelques repères.

Je préparais aussi mon sac, un modèle de trekking d’environ 50 litres. J’y avais mis mes vêtements, tout ce dont je pensais avoir besoin pour un an, et même quelques livres. Je n’avais pas encore de Kindle à l’époque. J’en ai acheté une plus tard, et cela m’a permis d’emporter des dizaines, voire des centaines de livres sans alourdir mon sac.

En parallèle, nous avions préparé tous les documents nécessaires pour notre visa. Dans mon souvenir, le rendez-vous avait eu lieu au consulat ou à l’ambassade d’Argentine. Aujourd’hui, la démarche relève plus précisément de la section consulaire de l’Ambassade d’Argentine en France. Les conditions ont pu changer depuis mon départ : il faut donc vérifier les critères en vigueur plutôt que de reprendre ceux de mon époque.

Une fois notre visa obtenu et nos billets d’avion achetés, nous étions prêts pour une année en Argentine.

Dans l’avion, une première image de Buenos Aires

Je me souviens d’une blague faite par un steward pendant le voyage. Comme nous avions une escale, il nous avait demandé quelle était notre destination finale. Lorsque nous lui avions répondu Buenos Aires, il avait pris un visage surpris, comme si nous allions dans un endroit dangereux et qu’il fallait faire attention.

Puis il avait souri et nous avait rassurés : c’était une blague. Il nous avait dit que Buenos Aires était une ville formidable, souvent appelée le « Paris de l’Amérique latine ». C’était la première fois que j’entendais cette expression.

Après une escale à Miami, qui fera peut-être l’objet d’un autre récit, nous avons atterri à l’aéroport international Ministro Pistarini, plus couramment appelé aéroport d’Ezeiza. C’est le principal aéroport international de Buenos Aires.

Arriver à Ezeiza sans se précipiter sur le premier taxi

Ce qui peut être déroutant lorsqu’on arrive pour la première fois à Ezeiza, c’est le nombre de personnes qui proposent un transport. À notre sortie, plusieurs chauffeurs et vendeurs de services nous ont abordés avec insistance. Ils nous suivaient et essayaient de nous convaincre de partir avec eux. Après un long vol, dans un pays inconnu, ce n’était pas la façon la plus rassurante de commencer.

Le premier conseil que je peux donner est simple : ne vous précipitez pas. Prenez quelques minutes pour observer les possibilités et ne vous sentez pas obligé d’accepter la première proposition. Nous avons continué à marcher jusqu’à trouver un service qui nous semblait identifiable, honnête et peu insistant, puis nous sommes montés dans le taxi.

Les solutions actuelles comprennent notamment les taxis pris aux arrêts de l’aéroport, les remises, les navettes et les transports publics. Les opérateurs, tarifs et modalités pouvant évoluer, l’essentiel est de comparer les options clairement identifiées et d’utiliser les points de prise en charge autorisés.

Plus d’une heure de route, sous un ciel gris

Le trajet jusqu’à Buenos Aires m’a paru long : plus d’une heure dans mon souvenir. Aujourd’hui, la ville indique environ 50 minutes pour parcourir les 32 kilomètres jusqu’au centre, mais la durée dépend naturellement de la circulation et de la destination exacte.

Je me souviens surtout du ciel gris. Une vingtaine de minutes après le départ, le chauffeur nous avait montré une direction sur la droite. Derrière les arbres, nous disait-il, se trouvait la maison où Maradona vivait une grande partie du temps. Nous ne voyions rien de précis et je ne peux pas confirmer qu’il s’agissait réellement de sa maison.

Mais l’anecdote m’est restée. À peine arrivés en Argentine, quelqu’un nous parlait déjà de Maradona. Il était encore vivant à l’époque, et cette première conversation me donnait déjà une idée de la place qu’il occupait dans le cœur de nombreux Argentins.

De la périphérie aux rues animées de Buenos Aires

Depuis la fenêtre du taxi, j’ai d’abord vu la périphérie de Buenos Aires : des bâtiments gris, des infrastructures qui me paraissaient peu développées et certaines constructions assez délabrées. Puis le décor a changé. Nous sommes entrés dans une ville beaucoup plus animée, avec davantage de monde et d’activité dans les rues.

Une chose assez inattendue m’a immédiatement frappé : les trottoirs. À certains endroits, ils étaient parfaitement entretenus. Quelques mètres plus loin, le revêtement changeait complètement ou se trouvait en mauvais état. Je remarquais aussi beaucoup de graffitis sur les murs. En découvrant cette zone pour la première fois, je me demandais où j’étais arrivé.

Une amie porteña m’a expliqué plus tard la raison de ces changements fréquents. À Buenos Aires, l’entretien courant du trottoir relève en principe du propriétaire de l’immeuble situé en façade. C’est ce qui peut expliquer la succession de carrelages, de plaques et d’états différents d’un bâtiment à l’autre. Il existe des exceptions à cette responsabilité, notamment selon l’origine des dégâts, mais cette organisation éclaire bien ce que j’avais observé dès mon arrivée.

Cela m’a aussi appris une règle très concrète : regarder où l’on pose les pieds. Lorsque le sol est irrégulier ou qu’une dalle dépasse, on peut vite trébucher ou se tordre la cheville. Bien sûr, l’état varie beaucoup selon les quartiers et il ne faut pas en déduire que tous les trottoirs de Buenos Aires sont abîmés.

Une auberge à Almagro pour commencer l’aventure

Nous sommes enfin arrivés devant notre auberge et avons fait notre check-in. C’est là que nous avons rencontré Antoine, un Français qui avait ouvert cet établissement dans le secteur d’Almagro, près d’Abasto Shopping.

C’est à partir de ce point de chute que mon aventure à Buenos Aires a véritablement commencé. Cette première expérience allait durer un an. Je reviendrais ensuite régulièrement en Argentine et j’y résiderais de nouveau pendant plusieurs mois. Ce seront d’autres histoires, pour d’autres articles.

Mes conseils pour une première arrivée à Buenos Aires

1. Vérifiez les règles actuelles du PVT

Mon départ appartient à une autre période. Les âges, justificatifs et délais peuvent évoluer. Consultez directement la page officielle de la section consulaire argentine avant de préparer votre dossier et ne réservez pas votre projet sur la base d’un ancien témoignage.

2. À Ezeiza, prenez le temps de choisir votre transport

Vous n’avez aucune raison d’accepter la première sollicitation. Repérez les comptoirs ou arrêts officiels, comparez le prix et les modalités, puis assurez-vous de savoir avec quel opérateur vous partez. La ville présente les différentes solutions pour rejoindre Buenos Aires depuis Ezeiza. Mon expérience ne signifie pas que toutes les personnes qui proposent une course sont malhonnêtes ; elle rappelle simplement qu’il vaut mieux décider sans pression.

3. Gardez une marge pour rejoindre le centre

Ezeiza se trouve à environ 32 kilomètres de Buenos Aires. La durée indicative est d’environ 50 minutes jusqu’au centre, mais notre trajet avait dépassé une heure. Prévoyez une marge, gardez l’adresse exacte de votre hébergement à portée de main et ne fixez pas un rendez-vous trop serré après l’atterrissage.

4. Regardez aussi où vous mettez les pieds

L’état et le revêtement des trottoirs peuvent changer rapidement d’une façade à l’autre. Ce détail n’est pas représentatif de toute la ville, mais il suffit d’une dalle irrégulière pour commencer le séjour avec une cheville douloureuse.

La lettre de Repère nomade

Des infos utiles, sans bruit inutile.

Pas de spam, pas de publicité. Je partage mes bons plans quand j’en trouve, et je vous tiens au courant des nouveaux récits.