Je suis parti de Thaïlande pour passer quelques mois à Đà Nẵng, attiré par la plage, les dépenses qui me semblaient accessibles et la possibilité de travailler sur mes projets. J’y ai trouvé ce que je cherchais, mais seulement après un visa obtenu de justesse et un changement de quartier et de logement.
- Ce qui a failli bloquer mon départ : une demande de visa faite trop tard avec mon passeport uruguayen.
- Mon erreur sur place : avoir choisi mon premier appartement surtout pour son prix, sans regarder assez la vie autour.
- Ce qui a changé mon séjour : déménager vers la zone de My An / An Thượng, près des cafés et des lieux où travailler.
- Mes sorties : la péninsule de Sơn Trà, une journée à Hội An et Bà Nà Hills.
J’étais en Thaïlande quand j’ai commencé à entendre parler du Vietnam, et surtout de Đà Nẵng. On me décrivait une ville en bord de mer où le coût de la vie restait relativement faible, avec une grande plage et des endroits à visiter. Je cherchais justement un lieu où me concentrer sur mes activités sans rester enfermé toute la journée. L’idée de partir à Đà Nẵng a donc fait son chemin.
Avant même d’y arriver, j’ai failli compromettre le voyage à cause du visa.
Un départ qui a failli se jouer à quelques jours
À ce moment-là, mon passeport français était expiré. Je voyageais avec mon passeport uruguayen et, pour le séjour d’environ trois mois que j’envisageais, j’ai dû demander un visa électronique avant de partir. Je pensais l’obtenir rapidement après avoir rempli le formulaire officiel. Les jours passaient pourtant, mon vol approchait, et je n’avais toujours pas de réponse.
J’étais alors à Bangkok. Par curiosité, je suis allé demander des renseignements à la représentation vietnamienne, mais on m’a simplement indiqué de faire la demande en ligne et d’attendre. Mon départ était prévu deux ou trois jours plus tard, si mon souvenir est bon. J’ai finalement eu recours à un service en ligne pour accélérer la procédure, avec environ 100 euros de frais supplémentaires, de mémoire. J’ai obtenu le visa à temps, mais je m’étais mis dans une situation franchement inconfortable.
Le visa m’a été demandé dès l’enregistrement pour le vol. Cette histoire m’a appris à vérifier les conditions qui correspondent au passeport avec lequel je voyage réellement, et à ne pas supposer qu’une demande déposée sera approuvée avant le départ. J’ai détaillé les étapes, les sources officielles et le service que j’ai utilisé dans mon guide pratique du visa pour le Vietnam.
Il me fallait aussi une adresse sur place pour remplir ma demande. J’avais réservé mon billet avant d’avoir organisé le visa et le logement dans le bon ordre. Avec le recul, j’aurais préféré préparer une première adresse d’hébergement, déposer la demande suffisamment tôt, puis choisir un vol en connaissant mes conditions d’entrée. C’est l’ordre qui m’aurait évité ce stress.
Une autre habitude m’a servi dans mes voyages : garder ensemble le passeport, le visa, l’adresse du premier logement et les références du vol. Il m’est déjà arrivé de devoir quitter la file d’un contrôle pour remplir un formulaire signalé par QR code, puis de refaire la queue avec mes bagages. Je ne suis plus certain que cet épisode ait eu lieu au Vietnam, donc je ne l’attribue pas à mon arrivée à Đà Nẵng.
Mon premier quartier : un choix fait trop vite
Je suis arrivé dans une partie plus au nord de la zone où j’ai ensuite vécu. J’avais réservé un Airbnb surtout en fonction du prix, un peu dans l’urgence. Le quartier m’a paru peu pratique à pied et j’y trouvais peu de choses à faire autour de moi. Je crois être resté environ un mois dans cet appartement.
Au départ, le logement était correct. Puis une machine de climatisation fixée au mur a commencé à vibrer tellement fort que le mur, et même la pièce, tremblaient. Je commençais à ne plus pouvoir dormir. C’était un problème bien plus concret que la décoration ou les photos de l’annonce.
J’avais convenu directement avec le propriétaire de prolonger la location pour un deuxième mois à un loyer un peu plus intéressant, et j’avais déjà payé. Je lui ai expliqué que je ne pouvais pas attendre indéfiniment l’intervention d’un technicien. Il m’a finalement remboursé en retenant une petite somme, parce que j’avais bloqué le logement. J’ai pu partir, mais cela m’a coûté du temps, de l’énergie et une partie de ce que j’avais avancé.
Si je devais reprendre un appartement pour plusieurs semaines, je regarderais d’abord où se trouvent mes lieux de travail, la plage et les commerces, puis je testerais le bruit et la climatisation avant de m’engager plus longtemps. Et si je payais une prolongation directement au propriétaire, je garderais une trace écrite claire du montant et des conditions de départ.
Le déménagement qui a changé mon séjour
Je me suis ensuite installé plus au sud de la zone balnéaire, vraisemblablement du côté de My An / An Thượng. Je n’ai pas retrouvé les adresses exactes de mes hébergements et je préfère ne pas attribuer à tort chaque logement à une rue. Le portail touristique de Đà Nẵng situe bien My An et An Thượng le long du secteur côtier au sud de Mỹ Khê.
La différence, pour moi, était immédiate. Cafés, espaces de coworking, commerces, touristes et personnes travaillant à distance se trouvaient dans un périmètre que je pouvais parcourir plus facilement. C’était enfin le cadre que j’avais imaginé en venant à Đà Nẵng. Le quartier ne rendait pas chaque appartement parfait, mais il changeait mon quotidien.
Mon deuxième logement était le Danang Moment Boutique serviced Apartment. J’y ai été plutôt bien et les personnes qui m’ont accueilli ont été arrangeantes. J’ai aussi vu des rats dans la rue, un désagrément du secteur que je préfère mentionner sans en faire un jugement sur l’établissement ou sur toute la ville.
Danang Moment Boutique serviced ApartmentAperçu du lien Google MapsVoir le lieu ↗
Plage, bánh mì et petites habitudes
Dans l’ensemble, j’ai trouvé Đà Nẵng calme et bon marché pour mon mode de vie à ce moment-là.
J’aimais beaucoup manger des bánh mì, ces sandwichs dans un pain qui me rappelait la baguette française, garnis notamment de crudités et souvent de viande. En Asie, retrouver ce plaisir de manger du pain me faisait vraiment plaisir. C’était un petit détail, mais il comptait dans mes journées.
J’en mangeais notamment chez 2 Ladies Kitchen – Banh mi & coffee, une adresse que j’ai bien aimée. C’est aussi là que j’ai découvert une boisson violette servie avec des fruits, à base de fleurs de pois papillon (butterfly pea flower tea). L’infusion de ces fleurs est naturellement bleue et peut virer au violet avec un ingrédient acide comme le citron ; je ne me souviens pas de la composition exacte de leur boisson. Lors de mon passage, on pouvait demander à acheter des sachets de fleurs à infuser chez soi.
2 Ladies Kitchen – Banh mi & coffeeAperçu du lien Google MapsVoir le lieu ↗
La plage était un autre grand atout. Je la trouvais belle et longue. Je pouvais louer un transat, prendre une noix de coco et passer du temps au bord de la mer. Certains jours, j’ai toutefois trouvé l’eau sale au point de préférer rester sur le sable. Je n’en connais pas la cause. Je regarde désormais l’état de l’eau et les indications de baignade du jour avant d’y entrer ; le site touristique de la ville présente les plages et leurs zones surveillées.
J’ai aussi rapidement loué un scooter de 50 cm³ avec un grand coffre. Pour mes déplacements autour de Đà Nẵng, il me suffisait. De mémoire, je payais autour de 70 euros par mois, et le carburant me semblait peu cher. Un loueur m’avait parlé d’une amende très élevée pour une cylindrée supérieure lorsque les papiers ou le permis n’étaient pas en règle. Je n’ai jamais vérifié le chiffre qu’il m’a donné et je ne le reprendrais pas comme une règle officielle. Avant de louer, il faut vérifier les documents et l’assurance correspondant au véhicule et à sa propre situation, même pour un petit scooter.
Travailler à Đà Nẵng
Pour travailler, j’ai trouvé le Seaview Coworking Space Da Nang, l’un des coworkings les moins chers de mes voyages. Je payais, de mémoire, environ 50 euros par mois pour un accès permanent. J’y avais une bonne connexion, des chaises confortables, de grandes tables et suffisamment de calme pour me concentrer. La vue était dégagée vers la mer ; les jours de beau temps, c’était vraiment agréable. Je le recommande vraiment pour les conditions de travail que j’y ai trouvées. Voici aussi son site officiel.
Seaview Coworking Space Da NangAperçu du lien Google MapsVoir le lieu ↗
L’espace se trouvait tout en haut d’un hôtel, au huitième étage dans mon souvenir. Quand l’ascenseur tombait en panne, il fallait monter à pied. Une fois, cela passe. Deux ou trois fois dans la même journée, après une pause déjeuner ou une séance de sport, cela devenait moins amusant. C’est le seul inconvénient marquant que j’ai gardé de ce lieu.
J’ai également découvert HI4 Coffee & Workspace, un café où je pouvais travailler à toute heure lors de mon séjour. Il y avait des banquettes et des espaces dans lesquels on pouvait presque s’allonger. Même la nuit, j’y croisais du monde sur ordinateur. Voir autant de gens avancer sur leurs projets pouvait être motivant quand je développais les miens. Dans cette zone, il m’était facile d’alterner travail et pauses.
HI4 Coffee & WorkspaceAperçu du lien Google MapsVoir le lieu ↗
Côté sport, la salle que j’ai choisie était assez complète et coûtait autour de 30 euros par mois, de mémoire. Elle était aussi très fréquentée, chaude et humide, avec des ventilateurs plutôt qu’une climatisation. Au début, les affaires laissées près des machines me déroutaient : je ne savais pas toujours si une machine était libre. Je m’y suis habitué.
Dans le secteur où je vivais ensuite, j’avais aussi des cafés, des salons de massage et d’autres services à portée de main. Cela me rappelait certains aspects pratiques de la Thaïlande, sans que l’ambiance ni mes échanges sur place soient identiques. Je comprends que certaines personnes aient envie de rester longtemps à Đà Nẵng. Moi, j’ai apprécié ces quelques mois, mais quelques inconforts du quotidien me faisaient sentir que je n’y resterais pas beaucoup plus longtemps.
Trois sorties que j’ai vraiment faites depuis Đà Nẵng
Je suis allé en scooter au Linh Ung Temple (Chùa Linh Ứng), sur la péninsule de Sơn Trà, pour voir la grande statue de Quan Âm, souvent appelée « Lady Buddha ». La route depuis ma zone côtière m’a semblé assez courte et les vues sur le littoral étaient très belles. Entre la statue, les photos et les alentours, j’y ai passé un moment agréable.
Linh Ung TempleAperçu du lien Google MapsVoir le lieu ↗
Je suis aussi allé à Hội An en scooter, pour une journée seulement. J’ai surtout parcouru la vieille ville et quelques rues autour avant de rentrer à Đà Nẵng. J’en garde un bon souvenir. De mémoire, le trajet a pris autour d’une heure, mais cela dépend du point de départ et de la circulation. La vieille ville est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO ; ma journée sur place ne suffit évidemment pas à raconter tout ce qu’on peut y voir.
Hội AnAperçu du lien Google MapsVoir le lieu ↗
Enfin, j’ai visité Bà Nà Hills, notamment pour le Pont d’Or, celui que soutiennent deux immenses mains. Après le trajet depuis Đà Nẵng, on monte en téléphérique. Les vues et les infrastructures m’ont impressionné. J’avais l’impression d’être dans une sorte de « Disneyland » vietnamien : je me promenais, je prenais des photos, je regardais le pont et les décors. Je me souviens aussi de boutiques, de cafés, d’une brasserie et d’une dégustation de bière proposée avec un coupon.
Bà Nà HillsAperçu du lien Google MapsVoir le lieu ↗
Pour moi, cela valait la journée. Je gardais en tête un billet autour de 30 euros lors de mon séjour. L’exploitant détaille les billets et leurs inclusions : le téléphérique et le Pont d’Or font partie du billet de base présenté en 2026, tandis que certaines activités sont en supplément. Il faut aussi compter le transport depuis la ville.
Ce que je referais pour mieux préparer ce séjour
1. Régler la question du visa avant que le vol approche
Mon passage à la représentation vietnamienne de Bangkok ne m’a pas débloqué. Le guide visa rassemble les démarches et les sources officielles ; dans mon cas, la vraie erreur a été de compter sur un traitement rapide sans marge.
2. Choisir une première adresse souple, puis tester le quartier
Je devais fournir une adresse pour mon visa, mais cela ne m’obligeait pas à m’engager tout de suite pour plusieurs mois dans le premier appartement trouvé. Quelques jours sur place m’auraient permis de mieux comprendre les distances, les rues et mes habitudes de travail.
3. Vérifier le bruit du logement avant de prolonger
La climatisation de mon premier appartement a fini par faire vibrer toute la pièce. Pour un séjour long, je demanderais à la faire fonctionner, je prêterais attention au bruit la nuit et je clarifierais par écrit les conditions d’un paiement direct ou d’une prolongation.
4. Choisir son lieu de travail pour son confort réel
Une connexion rapide et un prix attractif ne disent pas tout. Mon coworking avait de bonnes chaises, du calme et une belle vue ; son ascenseur en panne pouvait pourtant compliquer plusieurs allers-retours dans la journée. Je vérifierais aussi l’accès, les horaires et l’état du lieu avant un abonnement mensuel.
5. Prévoir des sorties à l’échelle de ce que l’on veut vraiment voir
Sơn Trà se prêtait pour moi à une sortie proche de la ville. J’ai aimé Hội An en une journée, sans en faire le tour. Bà Nà Hills méritait de prévoir le transport, le billet et du temps sur place. Ce sont trois journées différentes, pas un programme à enchaîner à toute vitesse.
Repères et sources utiles
- Guide pratique du visa pour le Vietnam : conditions d’entrée et démarches détaillées, séparées de ce récit.
- Portail touristique officiel de Đà Nẵng : plages et secteur de My An / An Thượng.
- Linh Ung Temple (Chùa Linh Ứng) : lieu visité sur Google Maps.
- Bà Nà Hills : lieu visité sur Google Maps.
- UNESCO : vieille ville de Hội An.
- Sun World Bà Nà Hills : billets et activités incluses.