J’ai découvert Florianópolis lors d’un passage de deux ou trois jours, probablement en 2016 ou 2017. J’y suis ensuite revenu environ trois mois pendant la haute saison de 2019, puis quatre mois plutôt hors saison en 2024. Ces séjours, principalement à Campeche, m’ont permis de comparer deux visages très différents de l’île.
- Ma base principale : Campeche, dans le sud de l’île, près de la plage
- La grande différence : une île très animée et encombrée l’été, beaucoup plus calme hors saison
- Le point à ne pas sous-estimer : les distances et la circulation entre les quartiers
- Ce que j’ai aimé : les plages, les randonnées, la vie quotidienne tranquille et la possibilité de travailler à distance
J’ai découvert Florianópolis lors d’un court passage avant mon premier voyage à Rio. C’était probablement en 2016 ou 2017. J’arrivais de l’Uruguay et la ville se trouvait sur mon trajet vers Rio de Janeiro.
J’avais prévu d’y rester une semaine, mais je suis reparti au bout de deux ou trois jours. C’était hors saison, il y avait très peu de monde et, de mon point de vue de nouveau venu, peu d’activités visibles. J’ai préféré continuer ma route.
Cette première impression était pourtant incomplète. Quelques années plus tard, je suis revenu pendant la haute saison. J’ai alors découvert une île beaucoup plus vivante, parfois même saturée, puis j’y ai de nouveau vécu hors saison en 2024. C’est le contraste entre ces différentes périodes qui me permet aujourd’hui de mieux raconter Florianópolis.
Revenir en 2019 pour passer trois mois à Florianópolis
En 2019, je terminais une saison de travail dans le Valais, en Suisse. Je continuais en parallèle à développer mes projets informatiques. Sur les conseils d’un ami, j’ai décidé de passer environ trois mois à Florianópolis, cette fois de novembre à février, donc pendant la période la plus animée de l’année.
J’avais trouvé un logement à très bon prix sur un site dont le nom était, dans mon souvenir, CompartoApto. Je partageais l’appartement avec une autre personne dans un condominium sécurisé. Le logement se trouvait presque en face de la plage.
On ne voyait pas directement la mer depuis le balcon. Une zone de végétation et des dunes séparaient les immeubles du sable. Il suffisait toutefois de sortir du condominium, de traverser ce petit passage et, en environ trois minutes, j’étais sur la plage. Pour un séjour de plusieurs mois, cette proximité changeait complètement la vie quotidienne.
À cette époque, je parlais encore très peu portugais. J’avais déjà voyagé au Brésil, mais je n’y avais pas vécu assez longtemps pour vraiment pratiquer. Ces trois mois ont été le moment où j’ai commencé à parler davantage et à prendre des habitudes plus locales.
Comprendre les différentes zones de Florianópolis
Florianópolis est une ville que l’on comprend mal si l’on regarde seulement les distances sur une carte. Une grande partie du territoire se trouve sur l’île de Santa Catarina, mais la municipalité possède aussi une partie continentale. Entre le relief, les lagunes et les quelques grands axes routiers, deux lieux apparemment proches peuvent demander beaucoup de temps de trajet.
Pour me repérer, je séparais mentalement la ville en plusieurs grandes zones. Ce n’est pas le découpage administratif exact, mais c’est une lecture simple qui m’aidait au quotidien.
Il y a d’abord la partie continentale, avec une ambiance plus urbaine. De l’autre côté des ponts se trouve le centre de Florianópolis, qui concentre une grande partie de l’activité commerciale et des services. Plus à l’est, Lagoa da Conceição forme presque un petit centre autonome, avec ses commerces, ses restaurants et une atmosphère très particulière autour de la lagune.
Le nord de l’île regroupe des secteurs balnéaires très connus comme Canasvieiras, Ingleses, Jurerê, Praia Brava et Santinho. Ils ne se ressemblent pas tous. Jurerê est davantage associée à une infrastructure haut de gamme et à une vie événementielle importante. Canasvieiras et Ingleses sont plus denses et très fréquentées pendant l’été.
Au sud, Campeche m’a semblé plus résidentiel et plus calme. On y trouve une grande plage appréciée des surfeurs, des commerces, des salles de sport et de plus en plus d’endroits où travailler. Quand j’y vivais, cette partie de l’île était encore en plein développement. Elle offrait un bon compromis entre la proximité de la mer et une vraie vie de quartier.
Choisir entre le centre, Lagoa, le nord et Campeche ne revient donc pas simplement à choisir une plage. Cela détermine les déplacements, l’ambiance du séjour et le temps que l’on passera dans la circulation.
Une île transformée par la haute saison
De décembre à février, Florianópolis se remplit de visiteurs. Les plages s’animent, les restaurants et les lieux de sortie fonctionnent à plein régime, mais la circulation devient aussi beaucoup plus compliquée.
Le problème vient en partie de la dépendance à quelques axes très fréquentés. Pour relier le centre, Lagoa et le sud, on peut rapidement se retrouver dans un bouchon. Il existe plusieurs itinéraires, notamment par le secteur de l’aéroport, mais un détour peut être important. Même hors saison, certains trajets restent difficiles aux heures de pointe.
Les habitants que je fréquentais avaient une méthode simple pour profiter de la plage pendant l’été : partir très tôt le matin. Au moment où les visiteurs les plus tardifs commençaient à arriver, vers la fin de la matinée ou le début de l’après-midi, eux reprenaient déjà le chemin du retour. Ils évitaient ainsi une partie de la foule et circulaient souvent dans le sens opposé aux flux les plus importants.
Cette habitude paraît anodine, mais elle résume bien Florianópolis en haute saison. L’heure de départ peut changer une journée entière. Une plage accessible rapidement tôt le matin peut devenir une expédition quelques heures plus tard.
Canasvieiras, Lagoa et un souvenir entre les rochers
Je me souvenais d’une plage où se retrouvaient énormément d’Argentins. En remettant les lieux sur la carte, il s’agit très probablement de Canasvieiras, dans le nord. La station est depuis longtemps particulièrement fréquentée par les visiteurs argentins et, plus largement, par les voyageurs venus des pays voisins.
Je garde aussi le souvenir d’un très bel endroit entre les rochers, dans la zone de Lagoa et de Praia Mole. Ce n’était pas vraiment une plage, plutôt une petite zone rocheuse où l’on pouvait se baigner. Cet endroit pourrait correspondre aux piscines naturelles de Barra da Lagoa, accessibles par un sentier depuis la Prainha, mais je ne peux pas l’affirmer avec certitude.
Ces deux souvenirs ne désignent probablement pas le même lieu. C’est aussi une réalité de Florianópolis : l’île rassemble des plages et des paysages très différents, et les distances finissent parfois par brouiller les repères plusieurs années plus tard.
Des trilhas et un point de vue au-dessus de Campeche
Les randonnées, que l’on appelle trilhas en portugais, font partie des grandes richesses de Florianópolis. Il existe de nombreux chemins entre la forêt, les reliefs et le littoral. La municipalité continue d’ailleurs à les inventorier et à les signaler. Il serait donc trompeur de donner un nombre total comme s’il était définitif.
J’ai fait plusieurs fois une randonnée dans le secteur de Campeche. Je me souvenais surtout d’un rocher en hauteur, très utilisé pour prendre des photos, avec un large point de vue sur les environs. Il s’agissait très probablement du Morro do Lampião, qui donne accès à la Pedra do Urubu et à un panorama sur Campeche et l’Ilha do Campeche.
Parmi les autres itinéraires connus, on trouve la Costa da Lagoa, les sentiers de la zone de Galheta et la randonnée vers Lagoinha do Leste. Les niveaux de difficulté et les conditions ne sont pas les mêmes. Sur une île où la météo peut changer rapidement, mieux vaut vérifier l’état du chemin, partir avec de l’eau et éviter de considérer une randonnée côtière comme une simple promenade en ville.
Campeche hors saison en 2024
En 2024, je suis revenu vivre environ quatre mois à Campeche, cette fois un peu plus au sud et plutôt hors saison. Après avoir connu l’été complet de 2019, le changement d’ambiance était évident.
Campeche redevenait une zone très calme et résidentielle. Il y avait toujours les plages, les cafés, les restaurants et les salles de sport, mais beaucoup moins de visiteurs et de circulation liée au tourisme. Pour travailler sur mes projets informatiques, ce rythme me convenait bien.
J’ai également constaté le nombre important de projets immobiliers en construction. Des biens étaient proposés sur plan, avec une livraison prévue à la fin du chantier. Le développement de la zone était visible et de nouveaux résidents continuaient à s’y installer.
Cela peut donner l’impression qu’il existe forcément de bonnes affaires, mais je préfère rester prudent. Une construction neuve ou un prix annoncé avant livraison ne garantissent ni la qualité du projet ni sa rentabilité. Les contrats, le promoteur, les autorisations, les délais et les règles applicables doivent être étudiés avec des professionnels indépendants. Mon observation porte sur l’évolution du quartier, pas sur un conseil d’investissement.
Travailler, sortir et vivre au quotidien
Pour un séjour long, Florianópolis offre tout ce dont j’avais besoin au quotidien. Il y avait de nombreuses salles de sport, une culture sportive très présente, des restaurants, des espaces de coworking et des cafés où je pouvais travailler sur mon ordinateur.
Je fréquentais notamment Café Cultura, une chaîne née à Florianópolis. Elle possède encore plusieurs adresses dans la ville, notamment à Lagoa da Conceição, à Jurerê et dans le secteur de la SC-406. Les établissements précis peuvent changer, mais le principe correspondait bien à ce que je recherchais : boire un café, travailler et faire une pause sans rester enfermé dans l’appartement.
La ville compte aussi beaucoup de restaurants de fruits de mer. Pour les sorties plus festives, le nord concentre plusieurs lieux d’événements et beach clubs. Le P12, à Jurerê Internacional, accueille par exemple des concerts et des DJ, surtout pendant la saison estivale. Je le cite comme un exemple de l’ambiance du nord, pas comme une sortie obligatoire.
Cette vie quotidienne m’a montré une autre facette du Brésil que celle découverte à Belo Horizonte. À Florianópolis, la mer, la saison et la géographie de l’île structurent une grande partie des habitudes.
Se déplacer en bus, avec Uber ou avec 99
Le réseau de bus m’a paru efficace pour relier les grands pôles de la ville. TILAG, le terminal intégré de Lagoa da Conceição, constitue un point de correspondance important pour plusieurs secteurs de l’est de l’île. Le système permet de se déplacer sans voiture, même si un trajet peut demander un changement et rester soumis aux mêmes difficultés de circulation.
Lorsque je ne prenais pas le bus, je pouvais utiliser Uber ou 99, que l’on appelle couramment nove nove, littéralement « neuf neuf ». Je l’avais retenu comme une sorte d’Uber local, mais il s’agit plus exactement d’une autre plateforme brésilienne de transport à la demande.
Pour un visiteur, la meilleure solution dépend surtout du quartier choisi. Si la plage, les commerces et le lieu de travail sont accessibles à pied, le bus et quelques courses ponctuelles peuvent suffire. Si l’on prévoit de traverser l’île tous les jours, le coût et le temps de transport risquent de devenir une partie importante du séjour.
Après ces différentes périodes, je ne vois plus Florianópolis comme la ville presque vide de mon premier passage. Je la vois comme une île dont l’ambiance change profondément avec la saison, et où le choix du quartier compte presque autant que le choix de la destination elle-même.
Ce que je retiens pour préparer un séjour à Florianópolis
1. Choisissez d’abord une zone, pas seulement un logement
Une bonne annonce peut devenir un mauvais choix si elle se trouve à l’opposé de toutes vos activités. Avant de réserver, regardez où vous allez travailler, sortir ou aller à la plage, puis estimez les trajets aux heures chargées.
2. En été, partez tôt
Pour profiter de la plage avec moins de monde et limiter les bouchons, le début de matinée est souvent le meilleur moment. Revenir vers midi peut aussi permettre de circuler dans le sens inverse de la majorité des visiteurs.
3. Ne jugez pas l’île sur une seule saison
Mon premier passage hors saison m’avait donné une impression de vide. L’été suivant que j’y ai vécu m’a montré l’extrême opposé. Pour un séjour calme, la basse saison peut être idéale. Pour davantage d’animation, l’été convient mieux, avec la foule et les prix qui l’accompagnent.
4. Vérifiez l’accès exact à la plage
« Près de la mer » peut désigner quelques minutes à pied ou un trajet compliqué par la circulation. Demandez l’adresse, regardez le chemin réel et vérifiez si une dune, une route ou une résidence privée modifie l’accès.
5. Utilisez les bus sans oublier les temps de correspondance
Les terminaux intégrés, dont TILAG à Lagoa, permettent de rejoindre les principales zones. Consultez toutefois les horaires actuels et prévoyez une marge. Uber et 99 peuvent compléter le réseau pour un retour tardif ou un trajet moins direct.
6. Préparez les randonnées comme de vraies sorties
Prenez de l’eau, de bonnes chaussures et vérifiez la météo ainsi que l’état du sentier. Pour l’Ilha do Campeche, consultez aussi la procédure de réservation et les transporteurs autorisés sur le site officiel de la municipalité.